pepe fuentes

natyra 2007

QUELQUES RAISONS POUR ETRE ICI

Avant:

Je viens d'un lieu où les jeux étaient silencieux, les scorpions dormaient sous les pierres et les couleuvres glissaient entre les mauvaises herbes. Il n'y avait pas de trésors cachés.

J'ai choisi la photographie et j'ai commencé à cohabiter avec elle en 1977. J'ai toujours cru que l'homme a besoin d'un langage qui rende digne son passage dans la vie. Un support pour pénétrer les mystères, pour répondre aux questions, pour verser des rêves et des larmes. A moi, en outre, ça m'aide à me créer un endroit dans le temps.

Mes images et mes écrits (ou à l'envers), sont le résultat de l'exercice du regard comme une forme d'expression. Elles se retrouvent et bifurquent en plusieurs

Le passage du temps; les présences qui imprègnent les absences, ou peut être le contraire; la fiction qui peut renfermer une "vérité" quelconque; les paysages muets qui résonnent; les rencontres inespérées ou l'on aperçoit le coté méconnu du connu; la perception de l'infini qui peut suggérer le fini. Des choses en plus ou en moins.

Je photographie et...

“J'écris pour rendre visible le mystère des choses. J'écris pour être. J'écris sans raison". Vergílio Ferreira

En 1979, j'ai exposé pour la première fois dans la galerie Redor-Canon, à Madrid, et à ce moment précis, j'ai cru que j'avais un avenir réservé dans l'Olympe artistique. Après ça m'a passé. Tout au long des années j'ai fait d'autres expositions, quelques Diaporamas, j'ai collaboré dans certaines publications, enfin, toujours pareil. On ne peut pas dire que mon "curriculum" soit long, long; mais j'en ai pas eu vraiment besoin pour faire ce qui m'importais le plus: photographier ce dont j'avais envie.

Sur ma vie publique on ne peut pas dire grand chose. Sur la privée, ça n'intéresse que moi et les miens (et pas tout).

Maintenant:

Je photographie (de plus en plus), j'écris (aussi de plus en plus). La photographie et l'écriture se célèbrent, plus au moins, dans le même coin.

Après:

Je ne sais pas. Je soupçonne que je continuerai à photographier et à écrire. Je ne crois pas que mon intérêt pour les deux langages s'éteigne. Il est absolument inévitable de "faire" lorsque que l'on est voué à cela.

P.S. Ce qui se passe dans les alentours, là où l'on entend les murmures n'est pas essentiel. Tout est réduit à une seule chose : "faire ce que l'on doit"

pepe fuentes
2007